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Groupe d’armées

Expression liée à l’organisation des troupes lors de la Première et de la Deuxième guerres mondiales. Deux armées ou plus, placées sous le commandement d’un maréchal; un groupe d’armées est habituellement formé de 400 000 militaires, tous grades confondus. La plus grande formation d’une force terrestre.

Groupe-brigade

Brigade renforcée par certaines troupes administratives (et parfois par des troupes combattantes) afin de lui permettre de prendre part à des opérations de façon indépendante, plutôt qu’au sein d’une division.

Guerre chimique

C’est à Ypres, en Belgique, pendant la Première Guerre mondiale, que des agents chimiques ont été utilisés à grande échelle pour la première fois au combat, et des troupes canadiennes étaient directement visées. Le 22 avril 1915, l’Armée allemande, espérant percer la ligne alliée, a lancé la première attaque au gaz toxique de l’histoire. La 45e Division algérienne française et la 1re Division du Canada ont tenu le secteur, même si les Allemands les considéraient comme des troupes coloniales faibles qui allaient céder facilement. Préparée dans le plus grand secret, l’attaque a pris par surprise la Division algérienne, la première à être touchée; des nappes verdâtres de chlore mortel ont obligé les soldats à prendre la fuite parmi des hommes suffocant et mourant. Quelque 5 000 des 15 000 soldats ont péri. Le 23, les Canadiens ont lutté pour colmater la brèche et tenir la ligne. Le 24, après un bombardement intense, les Allemands ont lancé une autre attaques aux gaz. Quand les gaz ont atteint les troupes canadiennes, les soldats ont réussi à livrer un combat féroce pour tenir leur position, en utilisant comme antidote un mouchoir imbibé d’urine qu’ils se mettaient devant la bouche. En dépit des gaz et de certains fusils Ross qui s’enrayaient, les soldats canadiens ont réussi à tenir jusqu’à l’arrivée des renforts. Ce fut la première grande bataille du Corps expéditionnaire canadien, et la division a réussi à tenir les Allemands en respect pendant qu’elle se repliait en ordre sur de nouvelles positions. Une telle bravoure comportait un prix : en 48 heures, plus de 6 000 Canadiens, soit un sur trois, sont morts au champ de bataille.

À l’occasion d’une autre attaque aux gaz des Allemands, les troupes françaises de renfort ont utilisé des chiffons imbibés d’antidote qui ont aidé à contrer les effets du chlore. Grâce à la tenue exceptionnelle des Canadiens, cette première utilisation d’agents chimiques n’a pas donné les résultats escomptés. L’utilisation de gaz présentait aussi des risques pour les Allemands, puisque les vents prédominants soufflaient du nord-ouest sur le front occidental, et des masques à gaz efficaces ont rapidement été distribués aux troupes. Les deux camps ont néanmoins utilisé occasionnellement des gaz par la suite. Le 12 juillet 1917, les Allemands ont lancé une attaque en utilisant des obus d’artillerie chargés au « gaz moutarde », un agent chimique redoutable qui s’attaquait à la peau et que les alliés n’ont pas tardé à adopter. Même si les gaz ont infligé de lourdes pertes, leur utilisation n’a pas donné de résultats tactiques concluants et elle est demeurée relativement limitée.

Après la Première Guerre mondiale, on a fait des expériences de largage de bombes à gaz à partir d’avions. Un traité international d’interdiction des armes chimiques a été conclu à La Haye en 1925, mais les États-Unis et le Japon ne l’ont pas ratifié. La crainte de représailles l’emportant, toutefois, les gaz n’ont pas servi comme arme pendant la Seconde Guerre mondiale. Pendant la guerre du Viet Nam, les Américains ont utilisé diverses formes de gaz, et notamment un défoliant appelé « agent Orange » qui a eu des conséquences humanitaires regrettables, mais pas d’effet militaire convaincant. Plus récemment, en Iraq, Saddam Hussein a utilisé des gaz mortels sur des villages kurdes, tuant des milliers de civils et s’attirant la réprobation du monde entier pour ces atrocités. Les Canadiens, qui ont été parmi les premiers à être l’objet d’une attaque au gaz, n’ont pas recouru à cette arme depuis la Première Guerre mondiale.

Voir aussi : Gaz.

Guerre froide

Le 6 septembre 1945, Igor Gouzenko, employé à l’ambassade de l’URSS à Ottawa, a pris secrètement contact avec la Gendarmerie royale du Canada. Cela se passait quatre jours après la capitulation du Japon qui mettait fin à la Seconde Guerre mondiale. Les révélations de Gouzenko ont renversé les autorités du Canada, puis des États-Unis et de la Grande-Bretagne. L’existence d’un vaste réseau d’espionnage soviétique était révélée en détail; cela confirmait les doutes qu’entretenaient les services de renseignement britanniques ou américains à l’égard de leur allié soviétique et préludait à la guerre froide. La mise en place de régimes communistes dans divers pays d’Europe de l’Est par l’URSS et la présence d’importants contingents de troupes soviétiques dans ces pays n’ont pas tardé à éveiller des soupçons et des craintes dans les pays démocratiques de l’Ouest. À la fin du blocus, presque tous les pays d’Europe de l’Ouest s’étaient joints aux États-Unis et au Canada pour former l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). En conséquence, des troupes et des avions canadiens ont de nouveau été envoyés en Europe de l’Ouest. Le spectre de la fin de l’humanité par suite d’un conflit nucléaire venait d’apparaître. L’un ou l’autre des camps pouvait sortir vainqueur d’une guerre atomique chaude, mais des révolutions, des coups d’état et des guerres localisées pouvaient procurer au bloc communiste ou aux pays du « monde libre » des avantages; c’est ce qu’on a appelé la « guerre froide ». Le déclenchement accidentel d’un tel conflit était un sujet de vive inquiétude; des accords sur la limitation des armements ont été négociés à compter des années 1970 même si d’importants conflits se déroulaient au Viet Nam (jusqu’en 1975) et en Afghanistan (de 1979 à 1989). La guerre froide a pris fin avec l’effondrement de l’Union soviétique (1989-1991). Les Forces canadiennes affectées à l’époque à des tâches de l’OTAN ont en grande partie été réaffectées à des missions de maintien de la paix des Nations Unies.

Voir aussi : Réseau d’alerte avancé (DEW), Missile, Réseau du Centre du Canada, OTAN, NORAD, Réseau Pinetree.

Garde de la Marine

Nom utilisé dans la Marine française pour désigner les élèves-officiers de marine. Plusieurs Canadiens, notamment Pierre Le Moyne d’Iberville, ont débuté leur carrière militaire comme garde de la Marine.