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Aéroporté

L’idée de transporter des troupes par la voie des airs pour franchir des obstacles et attaquer des positions ennemies derrière les lignes a vu le jour à l’époque de l’invention des montgolfières, à la fin du XVIIIe siècle. Avec l’apparition du parachute et d’avions pouvant transporter de nombreux passagers dans les années 20, l’Union soviétique, l’Allemagne et le Japon ont sérieusement envisagé de parachuter des soldats pour mener des attaques.

Les premières unités de parachutistes aéroportés ont été formées en Union soviétique en 1932. Les Allemands ont suivi en 1936, les Français, en 1937, les Italiens, en 1938, et les Japonais, les Britanniques et les Américains, en 1940. Des troupes aéroportées ont été utilisées avec beaucoup de succès dans des opérations spectaculaires des Allemands en Europe, en 1940-1941, et des Japonais dans les Indes néerlandaises (aujourd’hui l’Indonésie), en 1942. Ces opérations ont mis en évidence l’importance considérable de telles troupes dans une campagne. Les Britanniques et les Américains se sont donc hâtés de former des parachutistes en grand nombre.

Le Canada a créé ses premières troupes de parachutistes en 1942, son 1er Bataillon de parachutistes étant intégré à la 6e division aéroportée britannique à compter de 1943. Le Canada a également été un important centre de formation de parachutistes pendant la guerre; d’ailleurs, l’instruction au parachutisme est demeurée depuis quelque chose d’important pour les militaires canadiens, qui sont nombreux à arborer l’insigne de parachutiste.

Aviateur/aviatrice

Pour les besoins des commissions, toute personne, de n’importe quel grade, qui servait à n’importe quel titre au sein des forces aériennes.

Amphibie (opération)

Les opérations amphibies sont des opérations interarmées qui font intervenir les forces maritimes et terrestres et, depuis le XXe siècle, les forces aériennes. Dans une opération amphibie, une force opérationnelle navale transporte des troupes par mer et les débarque en sol ennemi. Depuis le XXe siècle, la maîtrise de l’air est devenue essentielle au succès de toute opération amphibie. Les grands États européens ont tous mené des opérations amphibies, les Britanniques devenant des experts en la matière à partir du XVIIe siècle. Même si la Grande-Bretagne n’avait qu’une armée de terre relativement modeste, sa capacité de déployer ses soldats grâce à sa puissante marine a contribué à en faire une puissance mondiale.

Au Canada, les sièges de Louisbourg, en 1758, et de Québec, en 1759, ont été des opérations amphibies remarquables qui ont nécessité une étroite coopération entre la Marine royale et l’Armée britannique. Si l’on excepte quelques engagements mineurs pendant la guerre de 1812, les Canadiens n’ont pas mené d’opérations amphibies avant la Seconde Guerre mondiale.

La première fut le raid désastreux sur Dieppe, en France, le 19 août 1942. Des opérations réussies ont suivi, en 1943, quand la 1re Division du Canada a débarqué en Sicile, le 10 juillet, et quand le 13e Groupe-brigade a débarqué à Kiska, en Alaska, avec les Américains. La plus importante opération amphibie de l’histoire a été le débarquement en Normandie, le 6 juin 1944. À cette occasion, quelque 12 000 soldats canadiens se sont assurés de l’une des cinq plages de débarquement, la MRC et l’ARC fournissant un grand nombre de navires et d’escadrons pour l’assaut du jour J. Ce fut la plus importante contribution du Canada à une opération de cette nature.

Archer

Jusqu’au XVIe siècle, un soldat armé d’un arc et de flèches. Dans la France de l’Ancien régime comme en Nouvelle-France, ce mot servait à désigner un agent de police.

Armure, blindage, blindé

Jusqu’au XVIIe siècle, les soldats portèrent une armure comme moyen de protection personnelle. Au Canada, les premiers soldats portèrent un casque d’acier, une plaque sur la poitrine et dans le dos, ainsi qu’une cotte de mailles, et ce, jusque dans les années 1630, quand des Autochtones hostiles commencèrent à se servir d’armes à feu et que ces éléments de protection tombèrent en désuétude. À partir du milieu du XIXe siècle, « blindage » fut le mot employé pour décrire les navires munis de plaques d’acier. Depuis la Première Guerre mondiale, le mot « blindé » désigne les véhicules à moteur protégés par une carrosserie d’acier, comme les chars d’assaut.