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CHAPITRE 1: La guerre de la conquête

L'invasion finale (1 page)


Soldat des Compagnies franches de la Marine du Canada, 1757-1760

Soldat des Compagnies franches de la Marine du Canada, 1757-1760
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Espérant donner le coup de grâce à la petite armée de Lévis, trois armées anglo-américaines tentent de la prendre en étau à Montréal. Celle de Murray remonte le Saint-Laurent à partir de Québec, celle du général William Haviland descend le Richelieu à partir de Crown Point, et celle du général en chef, Jeffery Amherst, descend le Saint-Laurent à partir d'Oswego, sur le lac Ontario.

Forte de 11 000 hommes et de 700 Amérindiens, l'armée d'Amherst se heurte à une résistance particulièrement opiniâtre au fort Lévis (près de Prescott, en Ontario). Du 20 au 25 août, elle est tenue en échec par guère plus de 300 soldats, marins et miliciens sous les ordres du commandant Pouchot. Les artilleurs français endommagent même deux navires anglais et obligent un troisième à baisser pavillon. Quand Pouchot rend enfin le fort, celui-ci n'est plus qu'un amas de ruines, et les Britanniques ont peine à croire qu'une résistance aussi farouche a pu être déployée par une si faible garnison.

Au sud, l'armée d'Haviland - 3 500 hommes - reste bloquée à l'île aux Noix durant la majeure partie du mois d'août par 1 400 Français et Canadiens. Le 28 août, les Anglo-Américains s'emparent finalement des retranchements abandonnés au cours de la nuit précédente par les soldats français et les miliciens canadiens. Leur commandant, Louis-Antoine de Bougainville, a décidé de se replier, par crainte de voir sa retraite vers Montréal coupée par les 3 500 hommes de Murray, arrivés à Sorel le 27 août.

Images additionnelles (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

  • Plan des fortifications de l'Île-aux-Noix, 1759-1760
  • L'armée du Général Amherst passe les rapides à Cascades, près de Montréal, 1760