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ANNEXE D: Références

Chronologie des Principales Batailles 1000-1754 (1 page)


La présente chronologie n'est pas exhaustive. Elle fournira cependant au lecteur et à la lectrice la liste des principaux combats livrés à l'intérieur et à l'extérieur du Canada, depuis l'an mil jusqu'à 1754.

1000 env.
Les Vikings attaquent des autochtones et tuent huit Skraelings, probablement au Labrador. Ces derniers répliquent et Thorvald, le chef viking, est tué. Quelques années plus tard, une colonie viking, peut-être à Terre-Neuve, repousse une attaque des Skraelings. Cet établissement sera abandonné quelques mois plus tard.

1541-1542
Charlesbourg-Royal. Des Iroquoiens attaquent les Français qui hivernent avec Jacques Cartier à Charlesbourg-Royal (Cap-Rouge, Québec).

1554
Combats entre navires basques espagnols et français au large du Labrador.

1577 (été)
Combat entre guerriers inuit et membres de l'expédition du Britannique Martin Frobisher à la baie de Frobisher.

1606 (été)
Combats entre Français et Amérindiens près de Stage Harbour (Massachusetts, É.-U.)

1609 (30 juillet)
Champlain participe avec quelques Français à une attaque menée contre les Iroquois par les Algonquins et les Montagnais près de la pointe Saint-Frédéric sur le lac Champlain. Il tue avec son arquebuse deux chefs iroquois. Les autres guerriers, effrayés, s'enfuient.

1610 (19 juin)
Champlain accompagne les Montagnais et les Algonquins sur la rivière des Iroquois (Richelieu). Ils repoussent une attaque iroquoise.

1612
Combats entre les Basques espagnols et le pirate anglais Easton à Harbour Grace, Terre-Neuve.

1613 (juillet)
Samuel Argall, venu de la Virginie avec 60 hommes et 14 canons, détruit les Habitations de Saint-Sauveur et de Port-Royal, en Acadie.

1615 (11-12 octobre)
Champlain, quelques Français et des guerriers hurons, algonquins et montagnais, assiègent sans succès un fort des Tsonnontouans situé au sud du lac Ontario, dans la région d'Oswego.

1628 (juillet)
Les frères Kirke, corsaires anglais, capturent une flotte française faisant voile vers Québec avec des colons et des provisions. Environ 1200 coups de canons sont tirés les 17 et 18 juillet près de l'île Barnabé dans le Saint-Laurent. Impuissant, Champlain rend Québec, sans livrer d'autre combat, le 19 juillet 1629.

1629
Au printemps, les Anglais capturent un navire de pêche français à Port-aux-Baleines, île du Cap-Breton. Ils construisent une Habitation qui sera prise, le 18 septembre, par le capitaine français Daniel. Pendant ce temps, l'Écossais Alexander s'empare de Port-Royal.

1641 (juin)
Une escarmouche entre les Iroquois et le gouverneur Montmagny, près de Trois-Rivières, marque le début d'une nouvelle guerre franco-iroquoise.

1642 (20 août)
Trois cents Iroquois attaquent le fort Richelieu (Sorel), alors en construction, et sont repoussés par la petite garnison de quelque 40 soldats. Le fort, abandonné en 1646, est brûlé par les Iroquois en 1647.

1644 (30 mars)
Combat à Ville-Marie entre Maisonneuve, accompagné de 30 hommes, et 80 Iroquois. Maisonneuve doit se retirer.

1649-1650
Destruction de la Huronie par les Iroquois. Les nations des Hurons, des Neutres et des Pétuns sont dispersées. Sur une population de 12 000 habitants, 3 000 environ sont massacrés ou capturés, 2 000 se livrent à l'ennemi et 400 se réfugient à l'île d'Orléans, puis à Lorette. Les autres se dispersent dans les territoires de l'Ouest.

1652 (14 octobre)
Près de Montréal, le major Closse, avec 34 hommes, repousse quelque 200 Iroquois.

1654 (30 août)
Une flottille de 250 Outaouais, venus traiter pour la première fois sur le Saint-Laurent, est attaquée par quelque 120 Agniers.

1660 (2-15 mai)
Dollard des Ormeaux, ses 16 compagnons, quatre Algonquins et 40 Hurons succombent lors d'une attaque de 700 Iroquois, au Long-Sault, sur l'Outaouais (Carillon, Québec).

1666 (septembre)
Iroquoisie. Tracy, Courcelles et Salières, avec 700 soldats, 400 volontaires canadiens et une centaine de Hurons et d'Algonquins, brûlent quatre villages iroquois et les récoltes de leurs habitants.

1682-1689
Guérilla iroquoise contre les Francais et leurs alliés amérindiens.

1686 (printemps)
Le chevalier de Troye et les frères Le Moyne (d'Iberville, Sainte-Hélène et Maricourt), à la tête de 30 soldats et de 70 Canadiens, prennent les forts anglais Moose (rebaptisé Saint-Louis), Rupert ou Charles (Saint-Jacques) et Albany (Sainte-Anne), à la baie d'Hudson.

1687 (juillet)
Denonville, avec 800 soldats, 1 100 miliciens et 400 Amérindiens, ravage le pays des Tsonnontouans, empêchant ainsi les Iroquois et les Anglais d'enlever aux Français le contrôle du commerce des fourrures.

(3 novembre)
Un raid de 100 à 200 Iroquois est repoussé au fort Chambly.

1689 (4-5 août)
Mille cinq cents Iroquois attaquent Lachine, tuent 24 personnes et ramènent environ 80 prisonniers.

1689 (septembre)
Du Luth et d'Ailleboust avec 28 Canadiens défont 22 Iroquois au lac des Deux-Montagnes.

1690 (mars-avril)
Trois expéditions différentes composées de Canadiens et d'Amérindiens, attaquent et détruisent des villages de la Nouvelle-Angleterre. Elles sont dirigées par d'Ailleboust de Manthet et Le Moyne de Sainte-Hélène à Corlaer (Schenectady), par Hertel de Rouville à Salmon Falls et par Portneuf et Courtemanche aidés de Saint-Castin à Casco (Portland, Maine).

(mai)
William Phips, avec trois navires et une troupe de 446 soldats et officiers, prend Pentagouët et Port-Royal.

(2 juin)
La Porte de Louvigny, avec 143 « voyageurs » et 30 soldats, défait une bande iroquoise au lac des Chats.

(août)
D'Iberville, avec trois navires, prend le fort New Severn, commandé par Thomas Walsh.

(octobre)
Phips, avec 34 navires et 2 300 miliciens, attaque Québec. Frontenac lui répond « par la bouche de (ses) canons ». Phips se retire avec des pertes considérables.

1690-1697
Raids iroquois sur les établissements français entre Montréal et Trois-Rivières.

1691 (août)
Un raid mené par le major Peter Schuyler, avec 300 miliciens et Iroquois, est repoussé à Laprairie.

1692 (7 juin)
Vaudreuil, avec un détachement de soldats, de Canadiens et d'Amérindiens, surprend et anéantit 40 Iroquois à Repentigny.

(22 octobre)
Durant trois jours, la jeune Madeleine de Verchères réussit à résister aux Iroquois qui assiègent le fort de Verchères. Elle utilise un stratagème pour donner l'illusion que le fort est défendu par une forte garnison, alors qu'elle y est seule avec deux soldats, un domestique, ses deux jeunes frères et quelques femmes.

1692
Français et Abénaquis repoussent une attaque anglaise contre le fort Naxouat ou Saint-Joseph (Fredericton, Nouveau-Brunswick).

1693 (janvier-février)
Trois villages iroquois au nord d'Albany sont attaqués et détruits par les Français.

(22 juin)
James Knight reprend le fort Albany aux Français.

1694 (juillet)
M. de Villieu, assisté de 200 Abénaquis, ravage plusieurs établissements anglais dans le New Hampshire.

(septembre-octobre)
Pierre Le Moyne d'Iberville et son frère, Le Moyne de Sérigny, avec deux navires, assiègent et reprennent le Fort York à la baie d'Hudson. Ce poste, autrefois commandé par Thomas Walsh, sera repris par les Anglais en 1696.

1696 (août)
Frontenac, Callières et Ramezay, avec l'aide de 2 000 soldats, miliciens et Amérindiens, détruisent un village abandonné par les Onontagués et ravagent toutes les récoltes de ses habitants, près d'Oswego.

Pierre Le Moyne d'Iberville, avec deux navires, l'appui de 240 Abénaquis sous Saint-Castin et de 25 soldats sous Villieu, attaque le fort Pemaquid (William Henry, Maine) commandé par Pascoe Chubb qui n'a que 95 hommes. Chubb capitule le 15 août.

(octobre)
Le major Benjamin Church, avec 400 hommes et 50 Amérindiens, assiège le fort Naxouat. Villebon, assisté d'une centaine d'hommes et d'Amérindiens, parvient à lui résister.

(novembre à mars 1697)
Pierre Le Moyne d'Iberville et Jacque François de Mombeton de Brouillan, commandant de Plaisance, s'emparent de St. John's et de toutes les places anglaises de Terre-Neuve, à l'exception de Bonavista et de l'île de Carbonear.

1697 (5 septembre)
Combat naval près du fort York, à la baie d'Hudson, entre le Pélican, commandé par d'Iberville, et 3 navires anglais. Le Hampshire et le Hudson's Bay sont coulés. Seul le Dering parvient à s'échapper. Le fort York est pris par les Français peu après.

Une attaque anglaise contre le fort Naxouat est repoussée.

1704 (février)
Jean-Baptiste Hertel de Rouville, avec 50 Canadiens et 200 Amérindiens, détruit Deerfield (Massachusetts, É.-U.)

1704 (été)
La Grange, avec 100 Canadiens et deux barques, s'empare d'une frégate et brûle deux bâtiments à Bonavista.

(juillet)
À Port-Royal, le gouverneur français Brouillan repousse une flotte de trois navires, sous les ordres de Church, qui dispose de 14 bateaux de transport et de 36 barques portant 550 hommes.

1705 (février)
Subercase, avec 450 Canadiens et Micmacs, enlève Beboule et Petit Havre mais ne parvient pas à capturer le fort de St. John's, défendu par les lieutenants Moody et Latham. Montigny s'empare du poste de Bonavista.

1707
Une flotte anglaise, dirigée par le major Lloyd, ruine les stations de pêche des Malouins du Petit-Nord (Terre-Neuve), entre cap Freels et le détroit de Belle-Isle.

(juin et août)
À deux reprises, en juin et en août, une expédition partie de la Nouvelle-Angleterre attaque sans succès Port-Royal, défendu par Subercase et une petite garnison, ainsi que par le fils de Saint-Castin et les Abénaquis.

1708 (29 août)
Jean-Baptiste Hertel de Rouville, Jean-Baptiste de Saint-Ours Deschaillons et 200 combattants attaquent le village de Haverhill (Massachusetts), le détruisent et repoussent, au retour, une attaque de 60 hommes, commandés par le capitaine Ayer.

(décembre)
M.Saint-Ovide, avec 170 Français, Canadiens et Amérindiens, capture St. John's (Terre-Neuve). La garnison du fort capitule le let janvier 1709.

1710 (13 octobre)
À Port-Royal, Subercase et ses 150 soldats se rendent au colonel Francis Nicholson, venu de la Nouvelle-Angleterre avec une flotte de 36 navires ayant à bord 3 600 hommes, dont 600 soldats réguliers.

1712 (mai)
Les Renards, nation de l'ouest du lac Michigan, tentent de s'emparer du poste de Détroit près duquel ils se sont récemment établis. Les Outaouais et les Illinois prêtent main-forte à Dubuisson et à ses quelque 20 soldats pour contre-attaquer. Les Renards sont défaits.

1716 (août)
Louvigny, avec 225 soldats et miliciens ainsi que plusieurs Amérindiens, attaque les Renards dans leur territoire du Wisconsin et obtient une capitulation.

1722 (été)
Des Amérindiens entourent Annapolis Royal sans parvenir à déloger la garnison britannique.

1728 (août)
Beauharnois envoie une armée de 400 Français et 800 Amérindiens, sous le commandement de Constant Le Marchand de Lignery, à la poursuite des Renards. Les villages et les récoltes sont brûlés, mais les Renards réussissent à se dérober.

1730 (août-septembre)
Saint-Ange, officier de la Louisiane, Villiers, commandant du fort Saint-Joseph, et Noyelles, commandant du fort Miami, regroupent leurs forces, française et amérindienne, afin d'attaquer et de détruire la principale bourgade des Renards.

1733 (septembre)
Les Renards s'allient aux Sauks (Sakis), attaquent et tuent Villiers et plusieurs autres Français.

1735 (avril)
Une expédition franco-amérindienne, sous Noyelles, assaille les Renards et les Sauks dans leur fort de la rivière des Moines (Iowa). Après quelques escarmouches, un traité est conclu.

1740 (22 février)
Céléron de Blainville, avec une centaine de soldats et de miliciens canadiens ainsi que 200 Amérindiens alliés, attaque avec succès les Chikasaws (près de la ville actuelle de Memphis, Tennessee). Ces derniers signent la paix.

1744 (mai)
Expédition navale à partir de Louisbourg, dirigée par du Vivier. Avec 344 hommes, il prend et détruit Canso, en Nouvelle-Écosse, que défendent le capitaine Patrick Heron et 120 soldats.

(août)
Siège d'Annapolis Royal par du Vivier, à la tête de 50 soldats et d'environ 200 Amérindiens. Le commandant de Louisbourg, de Gannes, met fin à l'attaque et les Français se retirent.

1745 (mai-juin)
Prise de Louisbourg par une force de plus de 4 000 miliciens de la Nouvelle-Angleterre, sous les ordres de William Pepperrell. Le gouverneur Duchambon, avec une force de 1 500 hommes, composée de compagnies franches de la Marine, d'un détachement du régiment suisse de Karrer, de canonniers-bombardiers et de miliciens, capitule après un siège de 47 jours.

(29 novembre)
Le lieutenant Paul Marin, avec 400 Français, 200 Abénaquis et Micmacs, détruit Saratoga où il capture 100 hommes.

1746 (juillet)
Une expédition américaine contre l'île Saint-Jean (île du Prince-Édouard) est défaite près de Port-La-Joie par la garnison française qui compte une quinzaine hommes et environ 100 Micmacs.

(août)
Rigaud de Vaudreuil, avec 400 miliciens et 300 Amérindiens, capture le fort Massachusetts (Adams, Massachusetts) et sa garnison de 22 hommes.

1747 (12 février)
Coulon de Villiers, de la Corne et un détachement de 236 Canadiens et de 50 Micmacs attaquent Grand-Pré (Nouvelle-Écosse), occupé par un régiment du Massachusetts. Les Américains capitulent.

(mars)
Le chevalier de Niverville brûle cinq forts et 100 maisons abandonnées par leurs habitants, dans les environs de Haverhill (Massachusetts).

(avril)
Un raid français contre le fort N° 4 (Charlestown, New Hampshire) est repoussé.

(juin)
La Corne de Saint-Luc, avec une vingtaine de soldats et de miliciens et 200 Amérindiens, attaque le fort Clinton (près de Easton, New York).

(20 juin)
Le lieutenant Chew et une centaine de volontaires américains sont défaits par les Français et amenés prisonniers au fort Saint-Frédéric.

1748 (5 juillet)
Lunnenburg (aujourd'hui Ashby, Massachusetts) est pris d'assaut par une expédition canadienne.

(18 juillet)
Environ 70 miliciens américains sont attaqués près de Schenectady et se retirent après avoir perdu une trentaine d'hommes.

1752 (21 juin)
Deux cent cinquante Amérindiens alliés, sous le cadet Mouët de Langlade, attaquent la bande des Miamis que dirige le chef anglophile Memeskia, à Pickawillany (Pica, Ohio), et capturent huit commerçants anglais.

1754 (28 mai)
Washington, avec environ 400 Américains et Amérindiens, attaque l'enseigne Jumonville. À la tête de 32 Canadiens, celui-ci est venu lui porter une sommation lui enjoignant de se retirer du territoire français.

(3 juillet)
Coulon de Villiers, frère de Jumonville, avec 600 Français et 100 Amérindiens, attaque Washington au fort Necessity, défendu par 400 hommes et neuf canons. Washington capitule.