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ANNEXE D: Références

Notes en fin d'ouvrage du volume 1 de la série Le patrimoine militaire canadien : d'hier à aujourd'hui (1000 à 1754) (1 page)


Pour faciliter la compréhension des citations, l'auteur a donné la préférence au français moderne.

PRINCIPALES ABRÉVIATIONS EMPLOYÉES :

AC Archives nationales de France, colonies
AG Archives de la Guerre
AM Archives nationales de France, Marine
ANC Archives nationales du Canada
ANQQ Archives nationales du Québec, Québec
ANQM Archives nationales du Québec, Montréal
AR Archives du port de Rochefort
BL British Library
BN Bibliothèque nationale de France
BRH Bulletin des recherches historiques
PRO Public Records Office
RAPQ Rapport de l'Archiviste de la province de Québec


1 Les Voyages de Jacques Cartier, présenté et annoté par Jean Dumont, selon l'édition de 1545, Les Amis de l'histoire, Montréal, 1969, p. 191.

2 Champlain, Samuel de. Voyages et découvertes faites en la Nouvelle-France, depuis l'année 1615 jusqu'à la fin de l'année 1618, Paris, 1619, présenté par C.-H. Laverdière sous le titre OEuvres de Champlain, Québec, 1870, t. IV, pp. 42-43.

3 Champlain, Samuel de. Les Voyages du sieur de Champlain, Paris, 1613, présenté par C.-H. Laverdière sous le titre OEuvres de Champlain, Québec, 1870, t. III, p. 214.

4 Sagard, Gabriel. Le Grand Voyage au pays des Hurons, présenté et annoté par Jean Dumont selon l'édition de 1632, Montréal, Les Amis de l'histoire, 1969, p. 136.

5 Ibid.

6 Maylen, John. Gallic Perfidy : A Poem, Boston, 1758, p. 15. « Then with extended Jaw, the beating Heart, (Yet warm with parting Life) varacious swallow'd, and swill'd the Blood, and revell'd on the Carcase ». Cette scène se déroula à Montréal en 1757. Ce fut l'un des prisonniers du siège du fort William Henry qui connut ce sort. Les Amérindiens s'étaient au préalable enivrés.

7 Les Voyages de Jacques Cartier, p. 203.

8 Sagard, Gabriel. Le Grand Voyage au pays des Hurons, p. 136.

9 Champlain, Samuel de. Les Voyages du sieur de Champlain, t. III, p. 194.

10 Maréchal, Sylvain. Costumes civils actuels de tous les peuples connus, 4 t., Paris, 1784-1787, IV, p. 282.

11 Toutes les sources spécialisées sont unanimes à ce sujet. Les seules représentations de l'époque illustrant ce détail se rapportent au dieu Odin. Il est possible que certains prêtres vikings de l'époque païenne en aient porté au cours de cérémonies. Il faut ajouter qu'un tel ornement serait non seulement encombrant mais également dangereux dans les combats corps à corps.

12 Brantôme (1535-1614), Pierre de Bourdeille. Le Rosier des guerres, cité dans Wanty, Émile, L'Art de la guerre, Verviers (Belgique), Gérard, 1967, 4 t., t. 1, p. 206.

13 Plusieurs compagnies réunies forment ensemble des « bandes » armées, un genre de bataillons au nombre variable d'hommes, mises sur pied en France de façon permanente par le roi Louis XI, en 1480. En 1534, on instaure les Légions mais elles ont peu de succès et on revient aux bandes durant les années 1540 avant d'adopter la structure régimentaire actuelle.

14 Diaz del Castillo, Bernal. The Conquest of New Spain, traduit et annoté par J.M. Cohen, Londres, Folio Society, 1974, pp. 203-204. Il s'agit de soldats de l'armée de Cortez, à Mexico, en 1519.

15 Hakluyt, Richard. The Principal Navigations, p. 225.

16 Les Français en Amérique pendant la première moitié du XVIe siècle, textes présentés par C.-A. Julien, R. Herval et T. Beauchesne, Paris, Presses universitaires de France, 1946, pp. 27-28, 41. Le marin se nomme Colas Mancel. Henry Jesanne, un jeune page, est tué par ces « meschans Indiens ». Les Français, qui étaient à la recherche d'eau potable, avaient abordé le continent sans armes lorsqu'ils « furent traîtreusement assaillis ». Cet incident démontre à quel point les explorateurs furent exposés au danger. De plus, sur le chemin du retour, ce navire échoua après avoir été attaqué par les pirates. Seulement 27 membres de l'équipage, dont le capitaine Gonneville, survécurent.

17 Les Voyages de Jacques Cartier, pp. 174, 189.

18 Ibid, pp. 202, 207.

19 A Collection of Documents Relating to Jacques Cartier and the Sieur de Roberval, textes présentés par H.P. Biggar, Ottawa, Archives publiques du Canada, 1930, p. 71.

20 Ibid, p. 277. Un autre rapport estime le nombre à 1 500 personnes, voir pp. 378-380. Les données fournies à ce sujet ne concordent pas entre elles.

21 Ibid, p. 277.

22 Louis XI, cité dans Toudouze, Georges G., Les Équipages de la Marine française, Paris, Éditions militaires illustrées, 1943, p. 55.

23 Les Français en Amérique, p. 203.

24 Barkham, Michael M. Report on 16th Century Spanish Basque Shipbuilding, c. 1550 ta c. 1600, Ottawa, Parcs Canada, Manuscript Report Number 422, p. 34, citant le document de 1571. Proulx, Jean-Pierre, Les Basques et la pêche à la baleine au Labrador au XVIe siècle, Ottawa, Environnement Canada, Service des parcs, 1993, mentionne aussi les armes qui doivent être à bord. À partir de 1552, les galions naviguant vers les Antilles doivent être munis d'un armement dont la composition et les proportions ressemblent dans les grandes lignes à celui des galions basques. Par exemple, un galion de 220 à 320 tonneaux doit avoir 10 canons, 24 pierriers, 30 arquebuses, 30 arbalètes, 24 boucliers, 24 cuirasses, 30 casques, etc. Les galions construits par les armateurs basques sont souvent revendus aux armateurs de Séville après avoir été mis à l'épreuve au cours de deux ou trois campagnes dans l'Atlantique Nord. Ces galions sont ensuite restaurés pour joindre la flotte des Antilles, qui vogue sur une mer habituellement plus clémente. Pour en savoir davantage à propos de la flotte des Antilles, voir Haring, Clarence Henry, Trade and Navigation Between Spain and the Indies in the Time of the Hapsburgs, Harvard University Press, 1918. Barkham, Selma, « The Spanish Province of Terranova », The Canadian Archivist / L'Archiviste canadien, II, no 5, 1974, pp. 73-83. L'appellation « Terranova » apparaît dans les documents des capitaines de galions au cours des années 1560. Ces derniers sont considérés, légalement et de plein droit, « après Dieu et le roi », maîtres de ce lieu comme de leurs navires. Le testament du marin Juan Martinez, le plus ancien document connu à ce sujet, est dicté à « Butus » le 22 juin 1577, et reconnu légalement.

25 Les Français en Amérique, p. 203.

26 Deher, Sébastien. Cité dans Brzezinski, Richard, The Army of Gustavus Adolphus, 1 In fantry, Londres, Osprey Military, 1991, p. 17.

27 Sagard, Gabriel. Le Grand Voyage au pays des Hurons, p. 33.

28 Relations des jésuites. Ce document contient ce qui s'est passé de plus remarquable dans les missions des pères de la compagnie de jésus dans la Nouvelle-France, Québec, 1858, 3 vol., 1636, pp. 41-42. Le lieutenant de l'Isle était aussi chevalier de l'Ordre de Malte.

29 Ibid, 1641, p. 46.

30 Dollier de Casson, François. « Histoire du Montréal », Mémoire de la Société historique de Montréal, quatrième livraison, Montréal, 1868, pp. 79-80.

31 Relation des jésuites, 1653, p. 3. C'est la fameuse «recrue de 1653 » dans laquelle nombre de Québécois trouvent la souche de leur famille.

32 Dollier de Casson, p. 54.

33 Journal des Jésuites, d'après le manuscrit original, présenté par C.-H. Laverdière et H.-R. Casgrain, Québec, 1871, p. 9. Concernant la mission de Sainte-Marie, voir Kidd, Kenneth, E., The Excavation of Ste Marie I, University of Toronto, 1949. En 1645, il y a à Sainte-Marie 58 Français, dont les 22 soldats. AC, Cl IA, vol. 1, f. 237. Arrest du 27 Mars 1647 portant règlement concernant les habitans du pais de Canada. AC, Cl LA, vol. 1, f. 245. Arrest portant règlement en faveur des habitans de la Nouvelle France. À Paris le 5 Mars 1648.

34 Journal des Jésuites, p. 144.

35 AC, CI IA, vol. 2, f. 183. Estat au vray des charges es despenses ... 1652.

36 AC, D2C, vol. 47. Pour compter avec les soldats qui sont à Onontagué, de 1656 à 1658. Québec, 4 mai 1658. Document financier mentionnant que 180 livres ont été remises à Dupuy en France par le père Lejeune, probablement pour couvrir les frais de recrutement, en plus des 188 livres allouées pour son service. Dix-sept soldats sont nommés, dont cinq sont payés à partir de septembre 1657, et les autres à partir de mai 1656.

37 Cité dans Vachon, André, « Dollard des Ormeaux, Adam », Dictionnaire biographique du Canada, Québec, Université Laval, vol. 1, p. 282.

38 BN, Mélanges Colbert, vol. 109 bis, f. 845. Du Seuil à Colbert, Brouage, 17 juillet 1662. L'Aigle d'or avait été construit à Brest, en 1658, la Flûte royale, achetée en Hollande la même année. Voir Vichot, Jacques, Répertoire des navires de guerre français, Paris, Association des amis des musées de la Marine, 1967.

39 ANQM, Ordonnances, boîte 1663-1670. Montréal, 27 janvier 1663. Ordonnance de Monsieur le gouverneur fondant la milice de la Sainte-Famille de Jésus-Marie-Joseph avec un rolle des soldats d'icelle.

40 Mémoires de Louis XIV, présenté par Jean Longnon, Paris, Tallandier, 1927.

41 AG, Al, vol. 155, p. 65, 31 mai 1659, le roi au prince de Carignan sous « le nom de Carignan ». AG, Al, vol. 154, p. 65, janvier 1659. Extrait du contrôle des troupes de l'armée d'Italie. Dans les faits on le nomme Carignan-Salières. Bien que maintenant composé surtout de Français, le régiment est considéré comme le plus expérimenté des régiments étrangers.

42 J.C.B. Voyage au Canada dans le nord de l'Amérique septentrionale fait depuis l'an 1751 à 1761, présenté par H.R. Casgrain, Québec, 1887, pp. 34-35.

43 BN, Mélanges Colbert, vol. 129, f. 146. La Rochelle. 4 mai 1665, Colbert de Terron à J.-B. Colbert.

44 Journal des Jésuites. p. 343.

45 France, Archives des Affaires étrangères, série B, (mémoires et documents), Amérique, vol. 5, f. 143. Mémoire du roi destiné au sieur Talon, 2 mars 1665.

46 Le régiment devint Soissons, du nom de son nouveau colonel, en 1676, puis prit le nom de la province de Perche en 1690. Français de fait depuis des décennies, le régiment laissa alors son statut « d'étranger » pour intégrer celui de « l'infanterie française ». En 1744, le régiment Perche est intégré à celui des Gardes de Lorraine qui devient Lorraine en 1766.

47 AC, Cl IA, vol. 4, f. 28. Paris, 9 mars 1673. Mémoire de Talon destiné au roi.

48 AC, B, vol. 3, f. 22. Paris, 11 février 1671. Colbert à Talon.

49 AC, C13C, vol. 3, f. 49. Mémoire touchant les dépenses que le sieur de La Salle a faites à [au fort de] Frontenac (1675-1684).

50 AC, Cl LA, vol. 125, f. 32. Paris, 3 avril 1669. Louis XIV à Courcelles.

51 Ruette d'Auteuil. « Mémoire sur l'état présent du Canada », 12 décembre 1715, RAPQ p. 59.

52 Relations par lettres de l`Amérique septentrionale (années 1709 et 1710), présenté par Camille de Rochemonteix, Paris, Letouzey et aîné, 1904, p. 6.

53 AC, C11A, vol. 15, f. 120. Québec, 15 octobre 1697. Champigny au ministre.

54 AC, C11A, vol. 3, f. 172. Québec, 11 novembre 1671. Talon à Colbert.

55 AC, C11A, vol. 13, f. 367. Québec, 10 novembre 1695. Mémoire concernant la paye et le décompte des troupes en Canada. Les premiers sont admis, en 1685, et le ministre approuve la mesure, en 1687. La situation sera finalement régularisée en 1722 par une ordonnance royale.

56 AC, série M, vol. 1031. Mémoire sur le Canada, non signé, vers 1702.

57 AC, CI 1A, vol. 125, f. 393. Versailles, 7 mai 1726. Mémoire dans le but de conseiller le sieur marquis de Beauharnois.

58 AC, CI IA, vol. 29, f. 26. Québec, 14 novembre 1708. D'Aigremont au ministre. Ces commentaires sont émis à la suite d'une proposition visant à établir des compagnies militaires composées d'Amérindiens.

59 On ne peut soutenir la thèse que les officiers les plus érudits en France ignorent ces actions. Des comptes rendus détaillés sont souvent publiés dans la Gazette de France, l'hebdomadaire officiel, et le Mercure Galant, revue mensuelle très populaire. On peut aussi ajouter les récits de voyages de La Hontan, de Bacqueville de la Potherie, etc.

60 Aventures du chevalier de Beauchêne, t. 1, p. 19. « On les liait à un poteau, autour duquel on allumait quatre feux à une distance assez grande... Les Canadiens avaient souvent menacé ces sauvages de les traiter de la même façon s'ils n'abolissaient cette barbare coutume et ne faisaient meilleure guerre... »

61 Kalm, pp. 413-414, 552.

62 The journal of William Pote, Jr., During His Captivity in the French and Indian War foin May 1745 to August 1747, présenté par John Fletcher Hurst, New York, Dodd, Mead & Co., 1908, p. 124.

63 AC, C11A, vol. 30, f. 45. Québec, 14 novembre 1709. Aventures du chevalier de Beauchêne, t. 1, p. 18, note 1. « Ce cri, que les Canadiens ont imité des sauvages, est un hurlement qui se fait en se frappant plusieurs fois la main sur la bouche ».

64 Relations par lettres de l'Amérique septentrionale (années 1709 et 1710), p. 8.

65 AC, CI IA, vol. 9, f. 133. Québec, 27 octobre 1687. Denonville au ministre. Il semble que l'on parle de l'extrémité ouest de l'île de Montréal, probablement à Sainte-Anne-de-Bellevue.

66 Courville, sieur de. Mémoire sur le Canada, RAPQ 1924-1925, p. 103.

67 AC, C11A, vol. 10, f. 217. Québec, 15 novembre 1689. Frontenac au ministre. Frontenac rapporte qu'il y eut environ 200 victimes, mais des études plus récentes affirment que 24 hommes furent tués à Lachine, et environ 80 faits prisonniers. Certains furent suppliciés, d'autres adoptés puisque 42 furent portés disparus. Quel que soit le nombre des victimes, le choc et l'horreur eurent un formidable effet de mobilisation dans la population.

68 L'entrevue de Frontenac avec l'émissaire fut houleuse. Selon La Hontan, le gouverneur fut tellement insulté que Mgr de Saint-Vallier et l'intendant Champigny tentèrent de modérer ses ardeurs, puisqu'il désirait tout simplement faire pendre l'émissaire à la vue de la flotte ennemie, qu'il considérait comme « un assemblage de forbans, de corsaires, de gens sans aveux ». C'est alors que Frontenac donna sa réponse célèbre, ajoutant « et à coups de fusils; qu'il (Phips) apprenne que ce n'est pas de la sorte qu'on doive sommer un homme comme moi... » Ces paroles furent rapportées selon la relation du contrôleur général Monseignat à Madame de Frontenac en novembre 1690. AC, Cl 1A, vol. 11, f. 5.

69 Savage, Thomas. An Account of the Late Action of the New-Englanders, under the command of Sir William Phips, Against the French at Canada, Londres, 1691, p. 12.

70 A Narrative of an Attempt Made by the French of Canada upon the Mohaques Country being Indians under the Protection of Their Majesties Government of New-York, New York, William Bradford, 1693, p. 11.

71 Les pertes touchèrent les régiments des colonels Seymour, Windress, Kaine et Clayton selon PRO, Colonial Office 5, vol. 9, f. 20. Le journal de Walker chiffre les pertes en soldats à 884 mais cet état est moins détaillé que la source précédente. Les régiments britanniques des colonels Kirke, Hill, Disney et Churchill furent indemnes ainsi que l'artillerie et les deux régiments américains des colonels Vetch et Walton levés pour l'expédition. Le régiment britannique du colonel Grant fut aussi assigné à l'expédition Walker mais on incorpora 233 de ses soldats dans les autres régiments à l'embarquement. Il y avait aussi un détachement de 98 artilleurs et artificiers et deux ingénieurs sous le commandement du colonel King du Board of Ordnance. PRO, Treasury 1, vol. 132, f. 143 et vol. 135, f. 15; Royal Artillery Institute, Woolwich (G.-B.), Manuscript Book of Warrants. Les Français retrouvèrent de nombreux corps sur la grève et les rochers parmis lesquels ceux de femmes, dont certaines avaient encore des enfants au sein. Voir The Walker Expedition to Québec, 1711, présenté par Gerald S. Graham, Toronto, Champlain Society, 1953.

72 « Les commandants et les majors des troupes du détachement de la Marine », BHR, XXXVI, (1930), pp. 705-708. Les titulaires sont nommés dans cet article.

73 AC, C11D, vol. 5, f. 64. Versailles, 5 mars 1705. Mémoires du sieur de Brouillan.

74 AC, C11A, vol. 125, f. 201. Versailles, mars 1692. Lettres patentes pour l'établissement des récollets.

75 Kalm, p. 276.

76 Il arrive que l'on accepte des soldats mesurant 5 pieds (1,62 m) à cause de la rareté des recrues et parce que « ceux qui ont 5 pieds 1 pouce (1,65 m) demandent des sommes exorbitantes pour leur engagement ». AM, B3, vol. 363, f. 223. Nantes, 17 juillet 1734. M. Dionne au ministre. Lors de la recrue de 1749-1750, le ministre permet « d'engager les hommes à cinq pieds ». Versailles, 5 mai 1749. Ministre au commissaire de Rochefort.

77 Depréaux, Albert. Les Affiches de recrutement du XVIIe siècle à nos jours, Paris, 1911.

78 Affiche du Corps royal de fusiliers de la Marine (1774-1782) qui donne « Avis aux beaux hommes » que l'on est « bien habillé, bien nourry, on y voit du pays et l'on est bien appointé », certainement les avantages traditionnellement vantés pour le recrutement des troupes de la Marine. Collection particulière.

79 AC, C11B, vol. 17, f. 296. Louisbourg, 24 octobre 1736. Procès de Joseph Legrand dit Picard. Ce jeune soldat de 16 ou 17 ans fut accusé de désertion à la suite d'une erreur bureaucratique. Il fut acquitté et put reprendre son service.

80 AR, lE, 87, f. 167. [Mars 1716] Envoi de recrues...

81 J.C.B. Voyage au Canada dans le nord de l Amérique septentrionale fait depuis 1751 à 1761, présenté par H.R. Casgrain, Québec, 1887. Casgrain suggère M. de Bonnefous, officier au Royal-Artillerie, mais celui-ci ne vint au Canada qu'en 1757. J.C.B. se trouve au fort Duquesne en 1755. Une liste nominative reproduite dans les Papiers Contrecoeur , Québec, Université Laval, 1952, mentionne le canonnier Charles Bonin, dit Jolicœur, à ce fort. Il est le seul à posséder ces initiales combinées à ce nom de guerre. Le J est pour Joseph, comme pour tous les catholiques de sexe masculin.

82 On peut aussi calculer six livres et 15 sols par mois pour un total de 81 livres par année à l'instar des autorités de l'époque qui déduisent à l'avance la somme fixe de deux livres cinq sols pour l'habillement. Au bout du compte, le résultat est essentiellement le même et le soldat n'est pas plus riche.

83 De plus, on fournit au contremaître une ration valant 16 livres par mois. Voir Vermette, Luce, La Vie domestique aux forges du Saint-Maurice, Ottawa, Parcs Canada, 1982.

84 AC, C11A, vol. 77, f. 27. Québec, 21 septembre 1742. Beauharnois et Hocquart au ministre.

85 AC,C11A, vol. 35, f. 15. Québec, 7 novembre 1715. Ramezay et Bégon au ministre.

86 AC, C11A, vol. 13, f. 261. Québec, 10 novembre 1695. Frontenac et Champigny au ministre.

87 Rapport concernant le casernement du régiment de Guyenne vers 1775, cité dans le Carnet de la Sabretache, 1903, p. 99. Ce document est un témoignage presque unique sur la vie dans les casernes sous Louis XV.

88 J.C.B., p. 39. En plus des artilleurs, les grenadiers et les cavaliers couchent deux par lit. Jusqu'aux années 1790, les fantassins de l'armée française partagent à trois leur couche, puis à deux durant les guerres de la République et de l'Empire. Ce n'est qu'après la défaite de Napoléon, en 1815, et le retour des Bourbons que les fantassins obtiennent peu à peu des lits individuels.

89 AC, C11A, vol. 13, f. 261. Québec, 10 novembre 1695. Frontenac et Champigny au ministre.

90 AM, B1, vol. 9, f. 517. Rochefort, 31 octobre 1716. M. de l'Épinay au conseil de la Marine. Lafrance, Marc et Desloges, Yvon, Goûter à l'histoire : les origines de la gastronomie québécoise, Québec, Parcs Canada et Chenelière, 1989; Farmer, Denis et Carol, The King's bread, 2d Rising : Cooking at Niagara 1726-1815, Youngstown, N.Y., Old Fort Niagara, 1987 ; Dunton, Hope, From the Hearth. Recipes from the World of 18th Century Louisbourg, Sydney, N.-É., University College of Cape Breton, 1986. Pour les vins, les bières et les spiritueux, voir le numéro « À votre santé » de Cap-aux-diamants, n° 28, hiver 1992. Voir aussi Weathon, Barbara Ketcham, L'Office et la Bouche: Histoire des mœurs de la table en France 1300-1789, Paris, Calman-Lévy, 1984.

91 Boyer, Raymond. Les Crimes et les Châtiments au Canada français du XVIIe au XIXe siècle, Montréal, Cercle du livre de France, 1966, pp. 62-63. Il fournit un long extrait du procès-verbal de la séance de la Question à laquelle fut soumis le soldat Pierre Beaudoin, dit Cumberland, en 1752. C'est une lecture quasi insoutenable.

92 AC, C11A, vol. 75, f. 222. Québec, 15 octobre 1741. Beauharnois au ministre. Ce fut le cas à Montréal, en 1741, quand deux soldats faux-monnayeurs, condamnés et pourchassés par les archers, réussirent à s'enfuir parce que les soldats du périmètre ne bougèrent pas.

93 AC, Cl LA, vol. 29, f. 89. 13 juin 1708. Ordonnance du roi.

94 ANQQ P450/4. Procès par contumace pour désertion au fort Beauséjour, 1751-1752. On enregistre à ce fort six désertions en cinq mois. Ce taux élevé s'explique du fait que les établissements britanniques étaient très proches. On y note une augmentation du nombre de déserteurs, à partir de 1750, mais il faut souligner qu'on double quasiment le nombre de soldats en garnison au Canada à cette époque.

95 J.C.B., p. 39.

96 Voir Lemay, Hugolin, Vieux papiers, vieilles chansons, Montréal, Franciscains, 1936 ; MacMillan, Ernest, A Canadian Song Book, Toronto, Dent, 1938 ; D'Harcourt, Raoul et Marguerite, Chansons folkloriques françaises au Canada, Québec, Université Laval, 1956 ; Barbeau, Marius, Folk Songs from Old Quebec, Ottawa, National Museum of Canada, 1964. « Malbrough » est le duc de Marlborough, l'un des plus grands généraux de l'histoire militaire britannique.

97 J.C.B., p. 39.

98 AC, C11A, vol. 67, f. 176. Québec, 15 octobre 1737. Beauharnois au ministre.

99 Accusation portée contre Marguerite Lebœuf, la tenancière de cette maison, cité dans Boyer, p. 349.

100 Cité dans Lachance, André, La Vie urbaine en Nouvelle-France, Montréal, Boréal, 1987, p. 59.

101 AC, CI LA, vol. 87, f. 274. Québec, 3 novembre 1747. La Galissonnière au ministre. Il ne fait que répéter ce qui se dit depuis le temps de Champlain.

102 Kalm, p. 119.

103 AC, F2C, carton 1, f. 55. 29 juin 1722. Mariages des officiers et soldats.

104 AC, CI 1A, vol. 40, f. 164. Québec, 12 janvier 1719. Vaudreuil au Conseil de la Marine.

105 AC, Cl 1A, vol. 43, f. 131. Québec, 14 janvier 1721. Vaudreuil au Conseil de la Marine.

106 AC, C11A, vol. 43, f. 320. Québec, 6 octobre 1721. Vaudreuil au Conseil de la Marine.

107 AC, B, vol. 72, f. 12. Versailles, 4 avril 1741. Le ministre à Beauharnois.

108 ANQM, Panet, N° 599. le, septembre 1757. Inventaire des biens de Jacques-René Gauthier, écuyer, sieur de Varennes... Capitaine des gentilshommes de cette colonie.

109 AC, Cl IA, vol. 65, f. 140. Québec, 17 octobre 1736. Beauharnois au ministre. Ce voyage en France eut lieu en 1736-37. Malheureusement, les résultats des recherches effectuées par les officiers ne nous sont à peu près pas parvenus. Leurs manuscrits et leurs notes semblent avoir été perdus ou détruits du fait des intempéries et des guerres qui ravagèrent la Nouvelle-France à partir de 1745.

110 Guignard, M. de. L'École de Mars, Paris, chez Simart, 1725, 2 t., 1, pp. 686-687.

111 AC, F2B, vol. 1, f. 395. « 1742. Canada ». Il s'agit d'un sommaire de l'état des officiers accompagné de notes les concernant.

112 La Hontan, pp. 254-255.

113 AC, B, vol. 87, f. 4. Marly, 4 janvier 1748. Le ministre à La Galissonnière.

114 Allaire, Gratien. « Officiers et marchands : les sociétés de commerce des fourrures, 1715-1760 », Revue d'histoire de l’Amérique française, XL, 1987, pp. 409-428.

115 Franquet, pp. 15-16.

116 AC, Cl 1A, vol. 13, f. 178. Montréal, 28 septembre 1694. Mémoire de La Mothe-Cadillac.

117 Challes, Robert. Journal d'un voyage fait aux Indes orientales (1690-1691), présenté par Frédéric Deloffre, Paris, Mercure de France, 1979, p. 215. Malgré le titre, l'auteur y relate aussi sa capture en Acadie en 1687.

118 Contrairement au « service à la Russe » en usage depuis le siècle dernier, où les plats sont apportés à la table successivement. Divers passages traitent de ce sujet dans Courtin, Antoine de, Nouveau traité sur la civilité qui se pratique en France parmi les honnêtes gens, Paris, 1695, et dans La Civilité puérile et honnête, par « un missionnaire », 1749. De larges extraits de ces livres et de plusieurs autres sur ce sujet sont reproduits dans Franklin, Alfred, La Vie privée d'autrefois : les repas, Paris, Plon, 1889. Il en ressort que les manquements aux bonnes manières sont impardonnables !  C'est ce qu'apprendra un imposteur, qui se dit marquis de Bayonne, en 1715. Il se trahira, en utilisant la fourchette pour se servir d'olives au cours d'un dîner avec le commandant des troupes du port.

119 AC, C11A, vol. 35, f. 3. Québec, 13 novembre 1715. Ramezay et Bégon au ministre. Il n'échappe à sa peine qu'en se sauvant en Nouvelle-Angleterre. Des témoins vinrent ensuite attester que la victime, avant de mourir, s'était déclarée l'agresseur et avait pardonné, de sorte que le chevalier fut exonéré.

120 AC, C11A, vol. 13, f. 283. Québec, 4 novembre 1695. Frontenac au ministre.

121 Cité dans Cloarec, Alain, « L'Ordre royal et militaire de Saint-Louis & l'institution du mérite militaire », Arts & Curiosités (Paris), novembre-décembre 1975, p. 22. Il existe des ordres comme celui de Saint-Michel ou celui du Saint-Esprit qui n'admettent que les grands personnages de la cour du roi. Voir Marchal, Charles et Michel, Sophie, « Les ordres du roi », Arts & Curiosités (Paris), novembre-décembre 1981. Les officiers français ayant servi dans l'Ordre de Malte peuvent en porter la croix. Il s'agit presque toujours d'officiers des vaisseaux ou des galères. Nous n'avons trouvé qu'un chevalier de Malte dans les troupes du Canada, le marquis de Crisafy, mort en 1696. Les décorations d'ordres de chevalerie plus obscurs ne sont pas reconnues par le roi, comme le découvre le sieur Walon, en 1731, qui se voit interdire le port de la croix de l'Ordre de Saint-Jean de Latran par le gouverneur général Beauharnois. Voir AC, C11A, vol. 54, f. 422.

122 AC, C11A, vol. 89, f. 230. Québec, 8 novembre 1747. Saint-Simon au ministre.

123 Archives du Séminaire de Québec. Saberdache rouge, vol. Ml, n° 26, p. 66. Règlement demandé à monsieur le général par monsieur le curé de Varennes pour l'ordre de la procession de la Fête-Dieu, 1er juin 1756. Les capitaines ne sont pas toujours sévères à l'endroit des abaretiers, car le curé se plaint qu'on s'est enivré « trop de fois... au grand scandale de la religion » dans le passé.

124 À ne pas confondre avec son frère cadet Philippe. Celui-ci vient remplacer Louis, en 1692, quand ce dernier est promu au rang d'enseigne de vaisseau.

125 BL, Stowe Manuscripts, vol. 463. Journal of Engineer Micheal Richards, 1696-1697,...by the difficulties of the labour for the hardness of the rocks destroys our tools faster than we could repair them » ; le nombre de soldats provient de la disposition d'embarquement du régiment donnée dans BL, Additional Manuscripts, vol. 15 492, f. 22; Daniell, David Scott, Cap of Honour : the Story of the Gloucestershire Regiment (2811 /615t) 1694- 1950, London, Harrap, 1951, p. 18. Ces soldats étaient vêtus d'un uniforme rouge et jaune.

126 AC, C11D, vol. 6, f. 19. Port-Royal, 26 juin 1707. Subercase au ministre. Il leur demanda de leur envoyer des uniformes « pareils à ceux des bombardiers des ports », mais cette demande n'eut pas de suite.

127 Mercure Galant, février 1706, p. 85. On ne précise pas s'il s'agit de Basques français ou espagnols. Sans doute les deux car l'Espagne est également en guerre contre l'Angleterre. Le tapabord est un genre de casque en étoffe avec des rabats qui couvrent les oreilles. C'est une coiffure alors très populaire au Canada.

128 The Deplorable State of New-England by Reason of a Covetous and Treacherous Governour ... To which is added, An Account of the Shameful Miscariage of the Late Expedition against Port-Royal, Boston, 1708.

129 AR, lE, vol. 101, f. 293. Versailles, 7 mars 1723. L.A. de Bourbon à Karrer.

130 PRO, State Papers 42, vol. 38, f. 225. Projet d'attaque sur Halifax (1755). On note que les Rangers ne résidaient pas à Halifax. En ce qui a trait aux « mauvais sujets », l'observation concernant les Mohicans peut indiquer que ces derniers remplaçaient les Agniers, au début des années 1750, et que l'on recrutait des colons et des aventuriers blancs, familiers avec la forêt. À partir de 1752, le commandement fut assuré par Joseph Goreham, frère de John, mort à Londres en décembre 1751. Selon Drake, p. 128.

131 AC, Cl IA, vol. 96, f. 5. Québec, 20 août 1750. Bigot au ministre.

132 « Correspondance de Madame Bégon », lettre du ler octobre 1752, RAPQ 1934-1935, p. 178.

133 Musée du Séminaire de Québec, Archives historiques, Papiers Surlaville.

134 AC, C11A, vol. 3, f. 254. Québec, 2 novembre 1672. Frontenac au ministre.

135 Cette « grande paix » est le résultat d'années de négociations très difficiles entre les Français, leurs ennemis iroquois et leurs alliés des Grands Lacs, particulièrement les Outaouais. Nous ne pouvons donner ici qu'une évocation bien simplifiée du traité de 1701. Voir l'ouvrage de Gilles Havard, La Grande Paix de Montréal de 1701: les voies de la diplomatie franco-amérindienne, Recherches amérindiennes au Québec, Montréal, 1992.

136 On ne connaît pas encore de façon certaine où était situé ce fort, qui s'élevait à environ 160 km au sud du lac Michigan dans l'État actuel de l'Illinois. Les forts des Renards étaient des constructions remarquables, pourvues d'une double palissade, d'un parapet en terre ainsi que d'un fossé. Voir Peyser, Joseph L., « The Fate of the Fox Survivors: A Dark Chapitre in the History of the French in the Upper Country, 1726-1737 », Wisconsin Magazine of History, vol. 73, n° 2, hiver 1989-1990, pp. 83-110.

137 Le 6 juillet 1739, on comptait 11 officiers y compris le commandant, un aumônier, un chirurgien, 24 cadets dont 11 à l'aiguillette et 13 cadets-soldats, 39 soldats, 45 miliciens, 319 Amérindiens, dont 186 étaient des Iroquois alliés établis avec deux missionnaires près de Montréal. AC, C13A, vol. 24, f. 299.

138 Proclamation du Massachusetts de 1746, cité dans Drake, Samuel G., A particular History of the Five Years French and Indian War, Albany, Munsell, 1870, p. 134-135. Les scalps des enfants valaient 19 livres et les enfants ramenés prisonniers étaient rachetés pour 20 livres... De même, les scalps de ceux qui avaient plus de 12 ans valaient 38 livres et les prisonniers eux-mêmes 40 livres. Avec une si mince différence entre la valeur des scalps et celle des prisonniers, ce système était en fait une invitation voilée à tuer sa victime plutôt qu'à la faire prisonnière.